Airbnb en France : les règles 2026 de la location courte durée
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Vous mettez votre appartement sur Airbnb ? Depuis la loi Le Meur, la location courte durée a ses propres règles. Résidence principale ou secondaire, enregistrement, règles de Paris, Lyon, Annecy et Chamonix, DPE, et la nouvelle fiscalité.
AdminLanding Editorial
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Le texte complet
Vous allez mettre votre appartement sur Airbnb. De l'argent facile… jusqu'au courrier de la mairie. En France, la location courte durée a ses propres règles. Et depuis 2025, elles se sont nettement durcies.
Première question : vous y habitez ? Si c'est votre résidence principale, vous pouvez la louer jusqu'à 120 nuits par an — et votre commune peut descendre à 90. Au-delà, l'amende peut atteindre 15 000 euros. Si c'est une résidence secondaire, c'est une activité. Et dans de plus en plus de villes, il faut une autorisation de changement d'usage — avant la toute première nuit. Dans les deux cas, il faut déclarer.
Chaque annonce doit afficher un numéro d'enregistrement. Aujourd'hui, il vient de votre mairie ; un téléservice national ouvre fin 2026, et les numéros existants devront être renouvelés. Pas de déclaration : jusqu'à 10 000 euros. Une fausse déclaration : 20 000. Et les plateformes transmettent désormais vos nuitées à la commune. Et les règles changent d'une ville à l'autre.
Paris : 90 nuits, et une résidence secondaire impose de transformer un local commercial en logement — le double de la surface dans le centre. Lyon : 120 nuits, et une compensation dès le premier mètre carré dans l'hypercentre. Annecy : des quotas dans vingt-sept communes, et des autorisations de quatre ans. Chamonix : une autorisation par propriétaire, pour trois ans — et seulement avec un DPE entre A et E.
L'énergie compte partout. Une nouvelle autorisation de changement d'usage exige un DPE entre A et E — A à D à partir de 2034, quand tout meublé de tourisme qui n'est pas votre résidence principale devra respecter les règles de la location classique. Et votre copropriété peut désormais l'interdire à la majorité des deux tiers.
Ensuite, l'impôt. Depuis vos revenus 2025, un meublé de tourisme non classé a droit à un abattement de 30 pour cent, jusqu'à 15 000 euros par an. Faites-le classer — d'une à cinq étoiles — et c'est 50 pour cent. La taxe de séjour : la plateforme la collecte en général ; en direct, c'est à vous. Et si vous revendez en LMNP, les amortissements déduits reviennent désormais dans la plus-value.
Ou alors… vous ouvrez Rent — Bail et Courte Durée, l'appli location d'AdminLanding. Vous lui indiquez le bien et la commune. Elle compte vos nuitées face au plafond, garde votre numéro d'enregistrement, calcule la taxe de séjour d'après les tarifs officiels de votre commune, émet la facture voyageur et le contrat de location saisonnière — et contrôle le bien : enregistrement, DPE, classement. Tampon vert. iOS et Android. L'appli Rent est gratuite pour votre premier bien.
Six euros par mois — ou cinquante-neuf par an — débloquent tout, y compris les autres packs AdminLanding. Le guide complet est sur adminlanding point com — le lien est juste en dessous. À tout de suite.
Ce que la vidéo simplifie
- Depuis 2025. La loi Le Meur est la loi du 19 novembre 2024 ; ses mesures se sont appliquées à partir de là et au cours de 2025. L'enregistrement généralisé suit avec le téléservice national (note suivante).
- Le numéro d'enregistrement. La loi étend la déclaration avec enregistrement à toutes les communes et à tous les meublés de tourisme, résidences principales comprises. Service-Public indique que l'enregistrement n'est aujourd'hui obligatoire que dans les communes qui l'ont adopté, et annonce le téléservice national pour le quatrième trimestre 2026 : à partir de là, chaque loueur s'y enregistre, y compris les détenteurs d'un numéro communal, qui disposent de quelques mois pour le renouveler avant que les anciens numéros ne deviennent invalides.
- Le plafond de nuits. Les 120 nuits concernent votre résidence principale, celle que vous occupez au moins huit mois par an ; 90 là où la commune l'a abaissé. Les amendes citées sont des maximums : 15 000 euros en cas de dépassement, 10 000 euros sans déclaration, 20 000 euros pour un faux numéro, et jusqu'à 50 000 euros par logement pour louer une résidence secondaire sans autorisation de changement d'usage.
- Ville par ville. Paris, Lyon, Annecy et Chamonix sont des exemples du régime du changement d'usage : chaque commune fixe ses quotas, sa compensation et la durée de ses autorisations, et toute commune peut désormais l'adopter. Vérifiez auprès de votre mairie avant la première réservation.
- Le DPE. La classe E au minimum est exigée pour une nouvelle autorisation de changement d'usage, et tout meublé de tourisme hors résidence principale devra atteindre la classe D d'ici 2034 ; une résidence principale louée sous le plafond est exemptée. Avant de financer des travaux, revérifiez votre classe : le changement du coefficient électricité de janvier 2026 a fait gagner une classe à beaucoup de logements chauffés à l'électricité.
- Le vote en copropriété. Le vote aux deux tiers est ouvert aux copropriétés dont le règlement interdit déjà toute activité commerciale dans les lots d'habitation ; une clause d'habitation bourgeoise exclusive excluait déjà les meublés de tourisme avant la loi. Vous devez aussi informer le syndic que vous louez votre lot en meublé de tourisme.
- Les abattements. L'abattement de 30 pour cent vaut pour un meublé non classé jusqu'à 15 000 euros de recettes ; un meublé classé garde 50 pour cent jusqu'à 77 700 euros pour les revenus 2025 et 83 600 euros pour les revenus 2026. Au-delà de ces plafonds, ou si vos charges réelles sont plus élevées, c'est le régime réel.
- La taxe de séjour. Les plateformes la collectent sur leurs propres réservations ; en réservation directe, vous la collectez, la déclarez et la reversez vous-même.
- Les données des plateformes. Les plateformes transmettent à la commune qui le demande le nombre de nuitées louées pour chaque logement enregistré ; c'est ainsi que le plafond est contrôlé.
- La plus-value LMNP. Pour les cessions depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits au régime réel sont réintégrés dans la plus-value imposable, avec des exceptions comme certaines résidences services.
- « Packs ». La vidéo parle des packs AdminLanding : depuis octobre 2026, tout est réuni dans un seul abonnement.
Pour aller plus loin
- Enregistrer un meublé de tourisme : les règles 2026, étape par étape
- Taxe de séjour : tarifs, collecte et calculateur gratuit
- Fiscalité du meublé de tourisme : micro-BIC ou réel
- Simulateur loi Le Meur : le micro-BIC avant et après la réforme
- DPE 2026 : revérifiez votre classe avant de financer des travaux
- Le contrat de location saisonnière
- Le contrôle de conformité de chaque bien
- Rent, l'appli location : nuitées, numéro d'enregistrement, taxe de séjour

