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En vigueur depuis le 20 mai 2026 — toutes les communes, tous les loueurs

L'enregistrement national des meublés de tourisme est en vigueur — êtes-vous en règle ?

AdminLanding Editorial

Depuis le 20 mai 2026, tout meublé de tourisme en France — résidence principale ou secondaire, loué un week-end par an ou complet toute la saison — doit détenir un numéro d'enregistrement délivré par le téléservice national et affiché sur chaque annonce. Les règles viennent de la loi Le Meur du 19 novembre 2024. Déroulez les six étapes ci-dessous. À jour au juillet 2026.

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Réponse rapide

La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 (loi Le Meur) a généralisé la déclaration avec enregistrement à tous les meublés de tourisme de France, via un téléservice national unique devenu obligatoire le 20 mai 2026. Elle remplace l'ancien patchwork où seules certaines communes exigeaient un enregistrement, les autres une simple déclaration en mairie (voire rien pour une résidence principale). L'enregistrement est gratuit, délivre un numéro qui doit figurer sur chaque annonce, et les plateformes doivent bloquer les annonces qui n'en ont pas. Des couches distinctes s'ajoutent par-dessus : autorisation de changement d'usage pour les résidences secondaires dans les communes réglementées (amende jusqu'à 50 000 €, article L651-2 CCH), plafond de 120 nuits sur la résidence principale (abaissable à 90 par la commune), exigences DPE des meublés de tourisme, restrictions de copropriété, taxe de séjour et immatriculation BIC. Cette page est une information, pas un conseil juridique.

Déclaration en mairie vs registre national

Ce qui existait avant, et ce que la loi Le Meur a mis à la place.

QuestionAvant (jusqu'en mai 2026)Maintenant (depuis le 20 mai 2026)
Qui devait s'enregistrer ?Seulement dans les communes ayant opté pour le numéro à 13 chiffres ; ailleurs, simple déclaration en mairie (Cerfa 14004), résidences principales souvent dispenséesTous les loueurs, toutes les communes — résidences principales et secondaires, classés ou non
Où ?Portail ou formulaire papier propre à chaque communeUn téléservice national unique ; les numéros communaux existants sont repris
Numéro sur les annonces ?Uniquement dans les communes à enregistrementObligatoire partout ; les plateformes doivent bloquer les annonces sans numéro
Décompte des nuitéesSur demande dans les communes à enregistrementLes communes peuvent exiger un décompte annuel ; les plateformes transmettent leurs données
SanctionsJusqu'à 5 000 € (défaut d'enregistrement là où il était exigé)Jusqu'à 5 000 € (défaut d'enregistrement) · jusqu'à 10 000 € (résidence principale louée au-delà du plafond 120/90 nuits) · jusqu'à 50 000 € + astreinte (changement d'usage non autorisé)

Les chambres d'hôtes conservent leur régime de déclaration propre. Le classement (1★–5★) reste volontaire et distinct de l'enregistrement — il joue sur les abattements fiscaux et les tarifs de taxe de séjour, pas sur l'obligation de s'enregistrer.

Ce que coûte la non-conformité

jusqu'à 5 000 €

Louer sans numéro d'enregistrement (amende civile, article L324-1-1 code du tourisme)

jusqu'à 10 000 €

Louer sa résidence principale au-delà du plafond de 120 nuits (ou 90 là où il est abaissé)

jusqu'à 50 000 €

Changement d'usage non autorisé pour une résidence secondaire en commune réglementée, plus astreinte journalière par m² (article L651-2 CCH)

jusqu'à 5 000 €

Amende administrative pour la location d'un meublé de tourisme ne respectant pas l'exigence DPE

Questions fréquentes

Champ de l'enregistrement, numéros existants, copropriété et sanctions.

L'enregistrement national concerne-t-il ma résidence principale ?
Oui. Depuis le 20 mai 2026, la déclaration avec enregistrement s'applique à tout meublé de tourisme, résidence principale comprise, dans toutes les communes de France — c'est le cœur de la loi n° 2024-1039. Votre résidence principale conserve son régime propre (pas de changement d'usage, location possible jusqu'à 120 nuits par an, ou 90 là où la commune a abaissé le plafond), mais elle doit être enregistrée et le numéro doit figurer sur vos annonces.
J'ai déjà un numéro à 13 chiffres délivré par ma mairie : dois-je me réenregistrer ?
Les numéros délivrés sous les anciens systèmes communaux d'enregistrement sont repris dans le registre national, pas annulés. Vérifiez que votre logement et votre numéro apparaissent correctement dans le téléservice national, mettez à jour ce qui a changé (capacité, classement, coordonnées) et continuez d'utiliser le numéro sur toutes vos annonces. En cas de doute, le téléservice et votre mairie sont les sources qui font foi.
Ma copropriété peut-elle m'empêcher de louer en courte durée ?
C'est possible. Un règlement de copropriété avec clause d'habitation bourgeoise exclusive est depuis longtemps interprété comme excluant les meublés de tourisme. La loi Le Meur a ajouté deux mécanismes : les copropriétaires peuvent désormais interdire les meublés de tourisme à la majorité des deux tiers (contre l'unanimité auparavant dans la plupart des cas), et le loueur doit informer le syndic de son enregistrement. Relisez le règlement et les derniers procès-verbaux d'AG avant d'investir dans une stratégie courte durée.
Je ne loue que quelques week-ends par an : suis-je vraiment concerné ?
Oui. L'obligation d'enregistrement n'a pas de seuil de nuitées : louer un logement meublé à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile en fait un meublé de tourisme, qu'il soit réservé trois nuits ou trois cents. Le loueur occasionnel bénéficie du même enregistrement (gratuit, en ligne, une seule fois) et supporte les mêmes obligations — numéro sur l'annonce, taxe de séjour sur les réservations directes, revenus déclarés en BIC.
Quelles sont les sanctions si je ne m'enregistre pas ?
L'amende civile pour location sans enregistrement peut atteindre 5 000 €. Louer sa résidence principale au-delà du plafond de 120 nuits (ou 90 là où il est abaissé) expose à une amende jusqu'à 10 000 €, et un changement d'usage non autorisé pour une résidence secondaire en commune réglementée jusqu'à 50 000 € par logement plus une astreinte journalière (article L651-2 CCH). Les plateformes doivent en outre retirer les annonces non conformes — en pratique la sanction la plus rapide. Si vous êtes en retard, régularisez d'abord, corrigez les annonces ensuite.

Important : AdminLanding est une plateforme technologique, pas un cabinet d'avocats. Cette page résume le cadre de l'enregistrement à jour au juillet 2026, à titre d'information uniquement ; les règles communales (changement d'usage, quotas, plafonds de nuitées abaissés) varient et évoluent. Avant de publier une annonce ou de restructurer une location de courte durée, vérifiez auprès de votre mairie et consultez un professionnel ou votre ADIL.

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